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Un rapport du WWF-France propose des alternatives concrètes à l'importation du soja Convertir en PDF Version imprimable Votre courriel
12-02-2009

L’agriculture française est la première consommatrice européenne de soja avec 4,5 millions de tonnes importées chaque année. Sachant qu’un Français mange en moyenne 92 kg de viande, 250 œufs et une centaine de kilos de produits laitiers chaque année, cela nécessite une surface cultivée en soja de la taille d’un terrain de basket par habitant, dont 16 m2 de forêt amazonienne. La production de viande absorbe à elle seule 84 % du soja importé. Notre consommation de produits carnés participe donc massivement à la déforestation mondiale, source de dérèglement climatique et à la perte de biodiversité. A l’impact sur la planète s’ajoutent des risques sanitaires pour les consommateurs. En effet, seulement 1/5 du soja utilisé pour nourrir nos animaux d’élevage est certifié non OGM, alors même que 70 % des Français sont opposés à l’utilisation d’OGM dans l’alimentation.

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Election européenne 2009 : Le CFSI lance un appel Convertir en PDF Version imprimable Votre courriel
11-01-2009

Election européenne 2009 : Le CFSI lance un appel pour des politiques européennes cohérentes en faveur de la lutte contre la faim et pour des agricultures paysannes et durables dans les pays du Sud.

La promotion d’une agriculture paysanne et durable, respectueuse de l’environnement, du droit des paysans à vivre dignement de leur travail ainsi que du droit des consommateurs à une alimentation saine, suffisante et à un prix accessible, constitue un enjeu majeur pour le développement équitable et durable des pays du Sud afin de combattre la faim et la pauvreté. Cela passe par la reconnaissance de la spécificité de l’agriculture et implique la mise en place de politiques agricoles et un statut spécial dans les accords commerciaux.

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La luzerne, dernière plante écologique, menacée de disparition ? Convertir en PDF Version imprimable Votre courriel
03-10-2008

Avec 300 000 hectares la luzerne est une des plantes cultivées les plus vertueuses du point de vue agronomique et du respect des ressources naturelles. Elle puise directement l’azote de l’air et ne requiert ainsi aucune fertilisation azotée. Son système racinaire permet de capter l’azote en excès de la culture précédente et d’entretenir une bonne structure du sol. Son exploitation sur 4 à 5 ans préserve le sol des agressions du climat, érosion et lessivage,et offre un refuge privilégié à la micro et la macrofaune. C’est aussi dans beaucoup de régions la seule ressource mellifère pour les abeilles en période estivale. Sa sobriété en intrants chimiques en fait une alliée privilégiée des zones de captage en eau potable.

Vers une suppression de l’aide à la luzerne

Sur le plan alimentaire, la luzerne, l’une des seules protéines végétales cultivées en France, présente un profil nutritionnel exceptionnel très prisé des éleveurs de vaches laitières, d’ovins, de volailles, de caprins, de lapins et de chevaux. Son incorporation atteint couramment 20 % de la ration de ces animaux. C’est enfin une plante remarquablement efficace en terme d’intensité territoriale puisque un hectare de luzerne produit 2,44 tonne de protéine contre 0,77 tonne seulement pour le soja. Pourtant, le Bilan de santé de la PAC propose de supprimer l’aide accordée à la culture pour compenser son déficit de productivité avec le soja importé. 

Ringarde, dépassée, condamnée la luzerne déshydratée ? A en juger par le nombre et la diversité des soutiens que la filière engrange depuis quelques semaines, rien n’est moins sûr. Telle le village gaulois d’Astérix, la luzerne continue à résister encore et encore. Le combat qui s’annonce cet automne avec la Commission Européenne sera décisif. Des Agences de l’Eau qui déclarent que « sans la luzerne il va être difficile de protéger les captages d’eau potable », en passant par la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique qui écrit que : « la luzerne est une culture indispensable au maintien et au développement de l’agriculture biologique »  ou l’interprofession Roquefort qui estime que sa disparition serait une très mauvaise nouvelle pour les éleveurs, les prises de position favorables s’accumulent. Dernier soutien en date celui de WWF France qui s’associe à la filière « pour que soit mis en place une réelle politique de développement de cette culture » considérant que la luzerne est une des plantes qui permet de répondre le mieux aux nouvelles exigences énoncées par le Grenelle de l’Environnement.

Mais, les premiers à s’être mobilisés ce sont les apiculteurs qui ont édité un document de 4 pages intitulé « « il faut sauver la luzerne », l’Union Nationale de l’Apiculture Française prenant quant à elle sa plume pour expliquer au Ministre de l’Agriculture que « En Champagne notamment, l’abandon de la luzerne conduirait inéluctablement à une baisse importante de la production de miel ».

De très nombreux avantages environnementaux

Les Coopératives de déshydratation travaillent activement à un plan d’économies et de substitution d’énergie ainsi qu’à la mise au point de produits à plus haute valeur ajoutée lui permettant d’être plus compétitives. Ce qui permettra de pérenniser les très nombreux avantages environnementaux de la plante: fixation de l’azote de l’air pour ses propres besoins et une partie de ceux de la culture suivante (40 U pour un blé), protection du sol contre l’érosion, pompage de l’azote en excès, refuge pour la micro et macro faune dont des populations d’insectes prédateurs naturels des parasites des autres cultures. Sans oublier sa sobriété en intrants.

Denis Le Chatelier