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La surface du lac Tchad, jadis l'un des plus grands du monde, a été divisée par dix depuis les années 1960. L’assèchement progressif du lac est devenu emblématique du changement climatique en cours. Si le niveau du lac a de tout temps fluctué, les modifications des modes de vie des riverains n’en demeurent pas moins profondes aujourd’hui. Pour autant, comme vient de le montrer une équipe franco-nigérienne associant l’IRD, les habitants ont su s’adapter à ces bouleversements de leur environnement. De pêcheurs ou éleveurs, ils sont devenus agriculteurs, souvent tournés vers l’exportation. Les nouvelles terres émergées leur ont permis de développer des cultures de décrue très productives telles que le maïs, le riz, le niébé… Dans la vallée de la rivière Komadougou Yobe, au Niger, ils ont même entrepris la culture intensive du poivron, très rémunératrice bien que risquée.
Remettre le lac en eau, comme proposé dans le projet international Oubangui, bouleverserait une nouvelle fois fortement le système agricole, surtout si les fluctuations annuelles du niveau du lac disparaissaient. |
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En 2050, la population mondiale atteindra 9 milliards d’hommes. La production agricole devra augmenter pour répondre aux besoins mondiaux, et ce dans un contexte de changement climatique. Cependant, l’agriculture influe sur le changement climatique et ce de différentes façons : elle est la source d’importantes émissions de gaz à effet de serre (GES) à travers l’utilisation inappropriée d’engrais, et la déforestation notamment. Une agriculture visant à réduire les émissions de GES, préserver les ressources naturelles et l’environnement, et assurer une sécurité alimentaire mondiale est à promouvoir. Marion Guillou, présidente de l’Institut National de la Recherche Agronomique (Inra), en collaboration avec des membres d’une commission indépendante internationale exposent dans Science le 20 janvier 2012 leurs priorités pour une agriculture favorable à la politique climatique. Depuis quelques années, le changement climatique a eu un impact important sur la sécurité alimentaire. Les sécheresses et les inondations ont été extrêmes dans certaines régions du monde. En y associant une pauvreté déjà existante, des conflits et des prix très favorables, cela conduit à des épisodes de famines plus fréquents. La Commission sur l’agriculture durable et le changement climatique, créée à l’initiative du Groupe consultatif sur la recherche internationale en agriculture (CGIAR), a produit des recommandations afin de répondre à ces défis. |
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Une étude d’impact d’un potentiel accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur, entreprise par le Joint Research Centre-Institute for Prospective Technological Studies (JRC-IPTS) et financée par la CE, suggère qu’un accord « pourrait générer une baisse des revenus agricoles, en particulier dans le secteur de la viande de bœuf ». D’après les dirigeants des agriculteurs de l’UE, « on estime que les prix de la viande de bœuf bovine pourraient chuter de près de cinq pour cent, tandis que la production globale de bœuf reculerait de 2,8 pour cent ». Les effets seront plus importants dans les États membres « plus dépendants de la production de viande ». Cependant, les effets réels dépendront des différents scénarios simulés, les importations supplémentaires de viande de bœuf de l’UE variant de seulement 5 000 tonnes selon certaines hypothèses, en passant par 250 000 tonnes selon d’autres hypothèses, à 524 000 tonnes selon les hypothèses les plus libérales. Dans ce dernier cas, on estime que la production de l’UE chuterait de 280 000 tonnes, « avec une perte estimée à 4,6 milliards € ». Dans le secteur de la volaille, les pertes sont estimées à 800 millions €. L’analyse JRC-IPTS a utilisé « deux modèles différents de deux versions hypothétiques alternatives d’un accord bilatéral de libre-échange » et décrit cinq scénarios différents au total, dont trois envisagent plusieurs issues hypothétiques au cycle de Doha. Dans l’ensemble, les simulations montrent qu’« il existe des pertes importantes pour les producteurs de l’UE et des bénéfices pour les producteurs du Mercosur », la divergence de bénéfices la plus importante intervenant lorsque l’ALE est basé sur « la demande du Mercosur de 2006 ». |
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Des chercheurs au Royaume-Uni ont découvert que si les pratiques agricoles mises en place au siècle dernier ont grandement amélioré la sécurité de l'alimentation, elles ont aussi contribué à augmenter la pollution par le nitrate des eaux de surface comme des nappes phréatiques. Présentée dans la revue Water Resources Research, l'étude a évalué la qualité de l'eau durant les 140 dernières années pour suivre ce problème dans le bassin de la Tamise. Sous la direction de l'université de Bristol, les chercheurs ont utilisé un modèle simple associant deux éléments clés: une estimation du nitrate lessivable venant de l'utilisation et la gestion des terres, et un algorithme pour évaluer le passage de ce nitrate dans les eaux de surface ou souterraines. Le bassin versant de la Tamise convient bien aux objectifs de cette étude: la qualité de l'eau du fleuve est suivie depuis 140 ans, et la région a connu un développement agricole innovant au cours du siècle dernier. |
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Les évolutions du climat ont déjà un impact sur les moyens d'existence et la sécurité alimentaire dans le Sahel et en Afrique de l'Ouest. Une étude commune appelle à des investissements majeurs dans l'adaptation aux changements climatiques pour réduire le risque de conflits et les migrations forcées
Une nouvelle preuve de l'évolution des conditions climatiques dans le Sahel et en Afrique de l'Ouest ainsi que de leurs profondes répercussions sur la sécurité alimentaire et la stabilité régionale a été communiquée en décembre 2011 à la Conférence des Nations Unies sur le Changements Climatiques de Durban, venant s'ajouter à la pression pesant sur les gouvernements pour rester sur la bonne voie afin d'atteindre un nouvel accord climatique international.
Cette étude conjointe a analysé les tendances régionales des 40 dernières années en matière de température, de précipitations, de sécheresses et d'inondations ainsi que leurs implications sur la disponibilité des ressources naturelles, sur les moyens d'existence et sur les migrations et les conflits dans 17 pays Ouest africains situés de la côte atlantique au Tchad.
L'analyse détecte des changements significatifs des conditions climatiques régionales tels qu'une augmentation globale des températures saisonnières moyennes d'environ 1°C de 1970 à 2006, celle-ci allant jusqu'à 1,5°C à 2°C en Mauritanie, dans l'est du Tchad et au nord du Mali. |
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Avec la contraction de l'Indice FAO des prix des produits alimentaires de 2,4 pour cent, soit cinq points, par rapport à novembre, les prix des denrées alimentaires ont fléchi en décembre 2011, a indiqué la FAO aujourd'hui. A son nouveau niveau de 211 points, l'Indice était inférieur de 11,3 pour cent (27 points) à son pic de février 2011. Le recul s'explique par les fortes baisses des cours internationaux des céréales, du sucre et des huiles dues aux récoltes exceptionnelles de 2011, ainsi qu'au ralentissement de la demande et au raffermissement du dollar E.U. La plupart des denrées ont été concernées. Toutefois, si les prix ont baissé de façon constante au deuxième semestre 2011, l'Indice avoisinait encore les 228 points en 2011 - la plus haute moyenne depuis que la FAO a commencé à mesurer les prix des produits alimentaires mondiaux en 1990. Le record précédent de 200 points datait de 2008. Période d'incertitude Selon Abdolreza Abbassian, économiste et spécialiste des céréales à la FAO, il est difficile de se prononcer sur l'évolution des prix durant les prochains mois. "Les cours internationaux de nombreux produits alimentaires ont baissé ces derniers mois, mais compte tenu du climat d'incertitude lié à l'économie mondiale et aux marchés des devises et de l'énergie, les perspectives sont imprévisibles", souligne M. Abbassian. |
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"L'agriculture, celle des Pays-Bas en tête, est manifestement plus productive, de meilleure qualité et plus respectueuse de l'environnement que les années passées. L'agriculture pourrait être encore plus productive et plus efficace, tout en libérant davantage d'espaces naturels non exploités. Les dommages causés à l'environnement par l'agriculture ont considérablement diminué", explique Rudy Rabbinge, célèbre professeur à l'Université de Wageningen spécialiste de développement durable et de sécurité alimentaire, dans son discours de départ à la retraite.
Rabbinge indique que des avancées considérables ont été réalisées dans ce domaine, et qu'une quantité de nourriture suffisante permettant de nourrir une population mondiale croissante pourrait tout à fait être produite. Malgré tout, un milliard de personnes souffre encore de la faim aujourd'hui à cause de politiques inefficaces, d'une répartition inégale des productions, et d'une trop faible distribution alimentaire. "C'est un scandale qui mériterait une vive réaction dans le monde entier !" a t-il martelé dans son discours. Nous n'avons pas besoin de terres agricoles supplémentaires pour nourrir la population mondiale dans les décennies à venir, dit Rabbinge. Selon lui, l'idée d'une pénurie actuelle ou à venir est un malentendu. |
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Le Global Hunger Index 2011 (GHI), ou Indice de la faim dans le monde, est un outil statistique qui permet de mesurer et de suivre l’évolution de la faim dans le monde, pays par pays et région par région. Les conclusions du GHI de cette dernière édition montrent que le nombre de personnes qui souffrent de la faim a reculé depuis 1990, mais pas de manière significative puisqu’il demeure à un niveau élevé correspondant à une situation « grave ». Les scores GHI varient considérablement selon les régions et les pays. L’Asie du Sud et l’Afrique Subsaharienne sont les régions qui présentent les indices les plus élevés. L’Asie du Sud est parvenue à réduire son score GHI de manière substantielle entre 1990 et 1996, mais ce résultat rapide n’a pas pu être poursuivi. Bien que l’Afrique Subsaharienne ait moins progressé que l’Asie du Sud après 1990, elle a en revanche en partie rattrapé son retard depuis le début du XXIe siècle. Entre le GHI de 1990 et celui de 2011, 15 pays sont parvenus à diminuer leur score GHI de 50% ou plus. De manière générale, 19 pays sont sorties des deux dernières catégories - « extrêmement alarmant » et « alarmant ». L’Angola, le Bangladesh, l’Ethiopie, le Mozambique, le Nicaragua, le Niger et le Vietnam sont les pays qui ont connu les améliorations les plus notables entre le GHI de 1990 et celui de 2011 (en termes de progrès absolus dans l’amélioration du score GHI). |
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A l’occasion du sommet du G20 à Cannes, les pays les plus riches de la planète ont annoncé la mis en place d'un Système d’information sur les marchés agricoles (Agricultural Market Information System - AMIS) et fait part du premier rapport sur l’état des marchés agricoles, le 2 novembre 2011. Le rapport, disponible en ligne à l’adresse http://www.fao.org/worldfoodsituation/wfs-home/, présente la situation et les perspectives sur les marchés du blé, du maïs, du riz et du soja. Etape déterminante dans la mise en œuvre du Plan d’action sur la volatilité des prix alimentaires et sur l’agriculture, adopté par les ministres du G20 en charge de l’agriculture à Paris, le 23 juin dernier, AMIS, dont le secrétariat est hébergé par la FAO, a été lancé le 15 septembre 2011 à Rome. Il rassemble la FAO, la Banque mondiale, l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE), le Programme alimentaire mondial (PAM), le Fonds international pour le développement agricole, l’Organisation mondiale du commerce (OMC), l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) ainsi qu’un groupe d’information sur les marchés rassemblant des experts des pays membres d’AMIS. La France a été choisie par les membres d’AMIS pour exercer, pendant un an, la présidence de ce groupe ainsi que celle du Forum de réponse rapide aux crises de marché. |
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Malgré l'été pluvieux qu'a connu le Danemark cette année, une équipe de scientifiques du pays pense que d'ici 2075, les hausses de températures générales entraîneront des sécheresses estivales, ce qui aura un effet négatif sur la flore. L'équipe de scientifiques du consortium CLIMAITE («Climate change effects on biological processes in terrestrial ecosystems»), dont l'objectif principal est d'étudier la façon dont les fluctuations climatiques affectent les processus biologiques et les écosystèmes naturels, a publié ses résultats dans la revue Global Change Biology. Le groupe CLIMAITE est composé de scientifiques provenant de trois institutions de recherche danoises: l'université technique Risø du Danemark (DTU) à Roskilde, la faculté des sciences de la vie de l'université de Copenhague (KU LIFE) et l'Institut national de recherche environnementale d'Aarhus (DMU). |
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