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Le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a déclaré le 22 mars 2012 que pour nourrir en quantité suffisante une population mondiale en forte expansion, la communauté internationale devra veilller à utiliser durablement notre "ressource limitée la plus précieuse", l'eau. "Si nous n'utilisons pas l'eau de façon plus avisée dans l'agriculture, nous ne serons pas en mesure d'éliminer la faim et nous ouvrirons la porte à toute une série d'autres maux, notamment la sécheresse, la famine et l'instabilité politique", a mis en garde Ban Ki Moon dans une allocution lue à l'ouverture des cérémonies organisées à la FAO pour la Journée mondiale de l'eau 2012. Dans de nombreuses régions du monde, l'eau se fait de plus en plus rare et les taux de croissance de la production agricole souffrent d'un ralentissement, a-t-il fait remarquer. Parallèlement, le changement climatique exacerbe les risques et l'imprévisibilité pour les agriculteurs,"en particulier pour les paysans pauvres des pays à faible revenu, qui sont les plus vulnérables et les moins à même de pouvoir s'adapter", a-t-il ajouté. |
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La dégradation des sols revêt une dimension préoccupante au sein de l’UE. Chaque jour, entre 1990 et 2006, 275 hectares de sols au moins ont été définitivement perdus du fait de l’imperméabilisation des sols – le recouvrement de terres fertiles par du matériau imperméable – ce qui représente 1 000 km² par an ou une surface de la taille de Chypre tous les dix ans. D’après les estimations, l'érosion des sols par l'eau affecte 1,3 million de km² en Europe, soit une superficie équivalant à deux fois et demie la taille de la France. La dégradation des sols entame notre capacité de produire des aliments, de prévenir les sécheresses et les inondations, d’enrayer la perte de biodiversité et de lutter contre le changement climatique. Ce sont là quelques-unes des principales conclusions des deux nouveaux rapports présentés par la Commission européenne, portant respectivement sur les aspects stratégiques et scientifiques des sols en Europe. |
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Les politiques agricoles visant à réduire la pauvreté dans les pays en développement devraient miser sur des investissements stratégiques pour accroître la productivité et tirer avantage des prix alimentaires élevés, constate une nouvelle étude de l’OCDE. Le rapport Agricultural Policies for Poverty Reduction préconise en outre que les pays mettent en place des systèmes de protection sociale efficaces pour les ménages ruraux. Ce rapport, présenté le 2 mars à l’occasion d’un séminaire tenu à la Chatham House de Londres, propose d’agir sur trois fronts pour accroître les revenus ruraux et réduire la pauvreté, à savoir : améliorer la productivité et la compétitivité au sein du secteur agricole ; aider les ménages à diversifier leurs sources de revenus ; et faciliter la transition de la main-d’œuvre agricole vers des emplois non agricoles mieux rémunérés. |
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Les dommages causés à l’environnement et à la santé humaine par les pesticides sont un sujet de préoccupation grandissant. Voilà pourquoi, lors du Grenelle de l’Environnement, la France s’est fixé pour objectif de réduire significativement l’utilisation de ces produits. Mais ceci est-il viable économiquement pour les agriculteurs ? Des chercheurs de deux unités de l'Inra de Versailles-Grignon, Economie publique et Agronomie, ont réalisé une étude visant à répondre à cette question. À l’aide de modélisations, les chercheurs ont analysé divers scénarios selon lesquels la France pourrait modifier ses techniques agricoles afin d’atteindre cet objectif. Ils ont montré qu’il est possible, pour les grandes cultures, de réduire de 30% l’usage de pesticides sans réduire ni la production ni le revenu des agriculteurs. Ces travaux ont été réalisés dans le cadre de l’étude Ecophyto R&D menée par l’Inra. |
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Une révision complète de la manière dont la planète est gérée est urgente si nous voulons répondre aux défis que posent le développement durable mondial d'une société comptant sept milliards d'individus. Il s'agit de la conclusion suite à un processus de prospective de grande envergure mené par le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE), impliquant un groupe de prospective et 400 éminents scientifiques et experts du monde entier. Lors du lancement du résumé du rapport GEO-5 à l'intention des décideurs durant le Conseil d'administration/ Forum ministériel mondial sur l'environnement, deux priorité ont été classées comme prioritaires: le « Réoutillage du groupe de travail mondial pour une Economie verte » et la lutte contre « l'Augmentation des menaces sur la sécurité alimentaire et la sécurité ». |
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De décembre à janvier, l'Indice FAO des prix des produits alimentaires a enregistré une hausse d'environ 2 pour cent (soit 4 points), sa première augmentation depuis juillet 2011. Les prix de tous les groupes de denrées ont affiché des gains le mois dernier, les huiles en tête, suivies de près par les céréales, le sucre, les produits laitiers et la viande. À son nouveau niveau de 214 points, l'Indice demeurait toutefois inférieur de 7 pour cent à celui de janvier 2011. "Il n'y a pas d'explication unique à ce phénomène de remontée des prix. Il s'agit d'une combinaison de plusieurs facteurs dans chaque groupe de produits", indique l'économiste et expert en céréales Abdolreza Abbassian. "Mais l'augmentation, malgré des récoltes record prévues et une amélioration de la situation des stocks et après six mois de recul ou de stagnation des prix, montre le caractère imprévisible des marchés alimentaires mondiaux", ajoute-t-il. |
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La surface du lac Tchad, jadis l'un des plus grands du monde, a été divisée par dix depuis les années 1960. L’assèchement progressif du lac est devenu emblématique du changement climatique en cours. Si le niveau du lac a de tout temps fluctué, les modifications des modes de vie des riverains n’en demeurent pas moins profondes aujourd’hui. Pour autant, comme vient de le montrer une équipe franco-nigérienne associant l’IRD, les habitants ont su s’adapter à ces bouleversements de leur environnement. De pêcheurs ou éleveurs, ils sont devenus agriculteurs, souvent tournés vers l’exportation. Les nouvelles terres émergées leur ont permis de développer des cultures de décrue très productives telles que le maïs, le riz, le niébé… Dans la vallée de la rivière Komadougou Yobe, au Niger, ils ont même entrepris la culture intensive du poivron, très rémunératrice bien que risquée.
Remettre le lac en eau, comme proposé dans le projet international Oubangui, bouleverserait une nouvelle fois fortement le système agricole, surtout si les fluctuations annuelles du niveau du lac disparaissaient. |
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En 2050, la population mondiale atteindra 9 milliards d’hommes. La production agricole devra augmenter pour répondre aux besoins mondiaux, et ce dans un contexte de changement climatique. Cependant, l’agriculture influe sur le changement climatique et ce de différentes façons : elle est la source d’importantes émissions de gaz à effet de serre (GES) à travers l’utilisation inappropriée d’engrais, et la déforestation notamment. Une agriculture visant à réduire les émissions de GES, préserver les ressources naturelles et l’environnement, et assurer une sécurité alimentaire mondiale est à promouvoir. Marion Guillou, présidente de l’Institut National de la Recherche Agronomique (Inra), en collaboration avec des membres d’une commission indépendante internationale exposent dans Science le 20 janvier 2012 leurs priorités pour une agriculture favorable à la politique climatique. Depuis quelques années, le changement climatique a eu un impact important sur la sécurité alimentaire. Les sécheresses et les inondations ont été extrêmes dans certaines régions du monde. En y associant une pauvreté déjà existante, des conflits et des prix très favorables, cela conduit à des épisodes de famines plus fréquents. La Commission sur l’agriculture durable et le changement climatique, créée à l’initiative du Groupe consultatif sur la recherche internationale en agriculture (CGIAR), a produit des recommandations afin de répondre à ces défis. |
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Une étude d’impact d’un potentiel accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur, entreprise par le Joint Research Centre-Institute for Prospective Technological Studies (JRC-IPTS) et financée par la CE, suggère qu’un accord « pourrait générer une baisse des revenus agricoles, en particulier dans le secteur de la viande de bœuf ». D’après les dirigeants des agriculteurs de l’UE, « on estime que les prix de la viande de bœuf bovine pourraient chuter de près de cinq pour cent, tandis que la production globale de bœuf reculerait de 2,8 pour cent ». Les effets seront plus importants dans les États membres « plus dépendants de la production de viande ». Cependant, les effets réels dépendront des différents scénarios simulés, les importations supplémentaires de viande de bœuf de l’UE variant de seulement 5 000 tonnes selon certaines hypothèses, en passant par 250 000 tonnes selon d’autres hypothèses, à 524 000 tonnes selon les hypothèses les plus libérales. Dans ce dernier cas, on estime que la production de l’UE chuterait de 280 000 tonnes, « avec une perte estimée à 4,6 milliards € ». Dans le secteur de la volaille, les pertes sont estimées à 800 millions €. L’analyse JRC-IPTS a utilisé « deux modèles différents de deux versions hypothétiques alternatives d’un accord bilatéral de libre-échange » et décrit cinq scénarios différents au total, dont trois envisagent plusieurs issues hypothétiques au cycle de Doha. Dans l’ensemble, les simulations montrent qu’« il existe des pertes importantes pour les producteurs de l’UE et des bénéfices pour les producteurs du Mercosur », la divergence de bénéfices la plus importante intervenant lorsque l’ALE est basé sur « la demande du Mercosur de 2006 ». |
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Des chercheurs au Royaume-Uni ont découvert que si les pratiques agricoles mises en place au siècle dernier ont grandement amélioré la sécurité de l'alimentation, elles ont aussi contribué à augmenter la pollution par le nitrate des eaux de surface comme des nappes phréatiques. Présentée dans la revue Water Resources Research, l'étude a évalué la qualité de l'eau durant les 140 dernières années pour suivre ce problème dans le bassin de la Tamise. Sous la direction de l'université de Bristol, les chercheurs ont utilisé un modèle simple associant deux éléments clés: une estimation du nitrate lessivable venant de l'utilisation et la gestion des terres, et un algorithme pour évaluer le passage de ce nitrate dans les eaux de surface ou souterraines. Le bassin versant de la Tamise convient bien aux objectifs de cette étude: la qualité de l'eau du fleuve est suivie depuis 140 ans, et la région a connu un développement agricole innovant au cours du siècle dernier. |
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