Actualité
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La régulation des marchés à terme pour les produits alimentaires de base serait souhaitable
Une certaine régulation des marchés à terme des produits alimentaires de base est souhaitable, indique la FAO, mais toute intervention devra être prudente et se garder d'imposer des limites strictes ou une interdiction formelle sur ces transactions.

Dans une note de synthèse publiée aujourd'hui, la FAO  souligne que la flambée mondiale des prix alimentaires il y a deux ans "pourrait avoir été amplifiée par la spéculation sur les marchés à terme organisés. Néanmoins, la limitation - ou l'interdiction - des transactions spéculatives pourrait faire plus de mal que de bien".
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Produire plus de blé avec moins d'engrais
Dans le cadre d'une étude financée par l'UE, des chercheurs sont parvenus à faire pousser des plantes à partir de rhizobactéries afin d'améliorer les rendements des variétés de blé les plus performantes au Royaume-Uni. L'agriculture moderne implique d'utiliser moins d'engrais et d'obtenir des cultures de meilleure qualité. Le projet RHIBAC («Rhizobacteria for reduced fertiliser inputs in wheat») a reçu 2 millions d'euros au titre du domaine thématique «Qualité et sécurité alimentaire» du sixième programme-cadre (6e PC).  Les recherches, menées sur quatre années, ont montré que l'inoculation de rhizobactéries dans les cultures dans l'hémisphère Nord pourrait permettre de remplacer 50 kilogrammes par hectare de fertilisants azotés utilisés normalement pour la production de blé.
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Des terres étrangères achetées ou louées par la Chine pour répondre à ses besoins agricoles
Avec près de 40% des agriculteurs mondiaux mais seulement 10% des surfaces agricoles exploitables pour nourrir 22% de la population mondiale, la Chine cherche aujourd'hui à l'étranger, et notamment dans les pays asiatiques frontaliers, des terres essentielles à sa production agricole.

Ainsi, selon la commission provinciale de l'agriculture du Heilongjiang, située à l'extrême-Nord-Est de la Chine (ancienne Mandchourie), 426.667 hectares de terres russes sont actuellement louées par la province chinoise afin d'y cultiver des céréales. La ville frontalière de Mudanjiang, située dans le sud de la province, loue à elle seule 146.667 hectares de ces terres, soit une hausse de 42% par rapport à l'année précédente.
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Terres cultivables non cultivées : des disponibilités suffisantes pour la sécurité alimentaire
les superficies de terres utilisables en culture pluviale (sans besoin d’irriguer) et non encore cultivées sont très étendues à l’échelle du monde, en particulier en Amérique du Sud et en Afrique sub-saharienne. En revanche, cette ressource apparaît rare, voire épuisée, au Moyen- Orient et en Asie. Le réchauffement climatique entraînerait probablement un accroissement, modeste, des superficies cultivables du monde, mais une diminution dans les pays en développement, notamment en Asie du Sud et du Sud-Est où cette ressource est déjà rare. Les superficies cultivables du monde apparaissent très supérieures aux superficies nécessaires pour garantir la sécurité alimentaire de l’humanité. Cette conclusion reste vraie même en adoptant l’hypothèse d’une croissance relativement faible des rendements, selon un scénario de « révolution doublement verte durable », même en excluant de la mise en culture toutes les forêts et toutes les zones actuellement protégées, et mêmes en tenant compte des effets plausibles du réchauffement climatique.
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Les prix moyens des produits agricoles devraient être plus élevés
Les prix des produits agricoles de base ont baissé, après avoir atteint des niveaux record il y a deux ans, mais il est peu probable qu'ils retrouvent les niveaux moyens de la décennie écoulée, selon le rapport annuel conjoint de l'OCDE et de l'Organisation des Nations Unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO).

Les Perspectives agricoles de l'OCDE et de la FAO prévoient que les cours moyens du blé et des céréales secondaires sur les dix prochaines années seront de 15 à 40 % supérieurs, en termes réels (corrigés de l'inflation), à leur moyenne de la période 1997‑2006. Dans le cas des prix réels des huiles végétales, le différentiel devrait être de plus de 40 %. Les prix des produits laitiers devraient être plus élevés de 16 à 45 % en moyenne.

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Faim dans le monde : rôle des Etats-Unis dans ce scénario planétaire
Les initiatives contre la faim dans le monde se développent de plus en plus aux Etats-Unis et notamment, le 20 mai à Washington, DC, s'est tenu un colloque organisé par le Chicago Council on Global Affairs, intitulé : "Symposium on Global Agriculture and Food Security: Progress to Date and Strategies for Success". Cet événement avait pour but de rassembler des acteurs clés en faveur de changements dans le secteur de la sécurité alimentaire aux Etats-Unis et des politiques de développement agricole. Le discours d'ouverture a été tenu par le Secrétaire d'Etat chargé de l'Agriculture, Tom Vilsack qui exposa le rôle de l'USDA (United States Department of Agriculture) dans "Feed the Future", une initiative du gouvernement américain pour la sécurité alimentaire et contre la faim dans le monde ; la stratégie de mise en application de cette initiative sera publiée dans Feed the Future Guide, à la suite de ce rassemblement.
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Marché alimentaire: un juste prix pour le consommateur, un revenu équitable pour l'agriculteur
Pourquoi les prix à la production baissent-ils alors que le consommateur constate une stabilité voire une hausse des prix du produit final qu'il achète? Eviter la concentration du marché, assurer la transparence des prix et l'égalité sociale dans la chaîne d'approvisionnement, créer un médiateur du marché alimentaire de l'UE ou des incitations pour stimuler la compétitivité agricole, pourraient combler l'écart, selon les députés et les experts lors d'une audition de la commission agriculture.

L'audition a eu lieu ce mardi pour recueillir des commentaires sur la résolution préparée par José Bové (Verts/ALE, FR) concernant les moyens d'améliorer le fonctionnement de la chaîne d'approvisionnement alimentaire. Les députés souhaitent faire pression sur la Commission européenne afin qu'elle réponde à la présente résolution en proposant une législation.
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La sécurité alimentaire en Afrique requiert une attention urgente
Le Directeur général de la FAO, M. Jacques Diouf, a exhorté aujourd’hui la communauté internationale à accorder une attention urgente à la situation actuelle de la sécurité alimentaire en Afrique. “Depuis 2009, en Afrique subsaharienne plus de 265 millions de personnes sont sous-alimentées et 30 pour cent de la population est victime de la faim”, a signalé M. Diouf dans son allocution d’ouverture du Segment Ministériel de la 26ème session de la Conférence régionale de la FAO pour l’Afrique à Luanda (Angola). “Cette situation exige notre pleine et entière attention de toute urgence”, a-t-il ajouté.

L’agriculture au cœur des politiques et des programmes de développement

Il a fait toutefois remarquer qu’en dépit de ses effets négatifs, la récente crise économique mondiale a “placé l’agriculture et la sécurité alimentaire au cœur des politiques et programmes nationaux et régionaux de développement, ce qui permet d’envisager la prochaine décennie avec un regain d’optimisme”.
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La paradoxale sécheresse du sud de la Chine, nouvel épisode du drame plus global de la pénurie d'eau

Comme tous les ans à pareille époque, la Chine souffre de sécheresse. Le fait nouveau cette année, c'est que cette calamité n'éprouve pas seulement les habituelles provinces du Nord (Gansu, Shaanxi, Shanxi, Ningxia, Hebei) mais qu'elle frappe durement depuis six mois des provinces situées en zone tropicale humide du Sud de la Chine qui, ordinairement, ne manquent jamais d'eau : le Yunnan, le Guangxi, le Guizhou et même le Sichuan. Certains experts locaux parlent d'une sécheresse comme on n'en avait jamais vu, au moins depuis un siècle. Les paysans du Sud sont démunis contre une pareille calamité dont aucun n'a mémoire, et ces régions ne disposent pas de réserves d'eau dans la mesure où la ressource ne manque habituellement pas.

Un des Vice-ministres du ministère des ressources en eau (MWR) a déclaré récemment (2 Avril 2010) que la pénurie était due à plusieurs facteurs simultanés : précipitations inexistantes ou très faibles, étiage des fleuves, fortes températures, manque d'installations de stockage de l'eau et inefficacité dans l'utilisation de l'eau disponible.

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Remise de l'étude sur l'analyse du cycle de vie des biocarburants de 1ère génération

Le ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement Durable, et de la Mer, ainsi que le ministère de l'Alimentation, de l'Agriculture, et de la Pêche, conjointement avec l'ADEME et FranceAgriMer, ont lancé en 2009 une étude portant sur les analyses de cycle de vie appliquées aux biocarburants de première génération consommés en France. Cette étude a été réalisée par BioIs sous l'égide d'un comité technique associant les professionnels des filières agricoles, des filières industrielles et des associations environnementales.

L'étude répond aux recommandations du Grenelle de l’Environnement préconisant une « expertise exhaustive et contradictoire du bilan écologique et énergétique des biocarburants de première génération » (engagement n° 58).

Elle enrichit la connaissance scientifique sur deux aspects fondamentaux que sont l'impact des biocarburants sur le changement climatique (émissions des gaz à effet de serre) et l'efficacité énergétique (consommation des énergies non renouvelables). Ainsi, les biocarburants produits en France présentent, dans le cadre de la méthodologie retenue, sans tenir compte du carbone des sols, le bilan suivant : les gains nets en émission de gaz à effet de serre, par rapport à des carburants fossiles, sont de 60 à 70 % pour les biodiesels et de 50 à 65 % pour les bioéthanols.

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